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Analyse des prélèvements auriculaires

 

Principaux objectifs de l’analyse microbiologique des pus d’otites

Les microorganismes à rechercher au cours des otites sont présentés dans le tableau 5.

Tableau 5 : Microorganismes responsables d’otites

contexte otite

Prélèvements et transport

Après nettoyage du conduit auditif externe, le prélèvement est réalisé avec deux écouvillons fins (en alginate ou dacron) montés sur tige métallique. Le premier sert à préparer un frottis, le second à ensemencer des milieux de culture.

Pour les pus de paracentèse, il est également possible d’utiliser un cathlon (court cathéter) monté sur seringue ou sur une pompe à vide.

Dans le cas de paracentèse, c’est l'oto-rhino-laryngologiste qui réalise le prélèvement.

Si son analyse ne peut être immédiate, le frottis sera préparé avec le premier écouvillon et le second, prévu pour les cultures, sera placé en milieu de transport (type Stuart ou Amies).

 

Examen microscopique

Comme les principaux agents étiologiques ne présentent pas les mêmes caractères microscopiques, l'examen du frottis après coloration de Gram permet souvent une bonne orientation du diagnostic.

 

Mise en culture

Le choix des milieux de culture est dicté par le contexte et les résultats des examens microscopiques. (voir schémas récapitulatifs OMA et otite externe)

 

Interprétation

L’interprétation est simple dans les deux cas suivants :

  • le pus est prélevé par paracentèse car la probabilité de contaminer le prélèvement par la flore du conduit auditif externe est plus faible.
  • Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae ou Moraxella catarrhalis sont isolés et ce quel que soit le type de prélèvement, car ces dernières bactéries n'appartiennent pas à la flore du conduit auditif externe.

L’interprétation est plus délicate lorsque le prélèvement est effectué par écouvillonnage et que le microorganisme isolé peut être commensal du conduit auditif externe. Pour éventuellement leur attribuer un rôle pathogène ils doivent être prédominants ou être isolés de façon répétés.

La présence d’Alloiococcus otitidis (coque à Gram positif se développant en 4 à 5 jours sur milieux au sang) et de Turicella otitidis (bacille à Gram positif corynéforme se développant en 48 heures sur milieux au sang) doit être signalée mais leur responsabilité dans les otites n’a pas encore été prouvée.

Les otites plurimicrobiennes ne sont pas rares, en particulier au cours des otites récidivantes et des otites externes.

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