Analyse des prélèvements de sinus

Principaux objectifs de l’analyse microbiologique des prélèvements de sinus

Les microorganismes à rechercher au cours des sinusites sont présentés dans le tableau 6.

 

Tableau 6 : Microorganismes responsables de sinusites


Source REMIC 2010

 

En outre, on réalise aussi l’analyse de prélèvement de sinus chez des sujets ne souffrant pas de sinusite. Il s’agit alors de :

  • rechercher Staphylococcus aureus chez des sujets présentant une infection à cette espèce (cutanée par exemple).
  • rechercher un portage de SARM.

Prélèvements et transport

Pour le diagnostic d’une sinusite, l’idéal est de disposer d’une aspiration de pus de sinus au méat moyen. Ce type de prélèvement est réalisé par l’ORL. Par défaut le prélèvement se fait par écouvillonnage des fosses nasales (prévoir 2 écouvillons).
La recherche d’un portage de Staphylococcus aureus dans le cadre de staphylococcies récidivantes se fait par écouvillonnage des fausses nasales.
Si le délai avant l’analyse dépasse 2 heures, on place les prélèvements dans un milieu de transport. Ce milieu doit en particulier convenir aux bactéries anaérobies (type Amies).

Examen microscopique

Comme les principaux agents étiologiques ne présentent pas les mêmes caractères microscopiques, l’examen du frottis après coloration de Gram permet souvent une bonne orientation du diagnostic.

Mise en culture

Il s’agit d’ensemencer les milieux de culture appropriés aux espèces recherchées selon le contexte. À titre d’exemple, on peut utiliser les milieux suivants :

  • Chocolat enrichie incubée 48h à 37°C sous 5 à 10 % de CO2
  • Gélose au sang + ANC incubée 48h à 37°C sous 5 à 10% de CO2
  • Drigalski incubée 24 h à 37°C
  • Gélose Schaedler au sang incubée 48h au minimum en anaérobiose
  • Sabouraud + chloramphénicol incubée 15 à 22 jours entre 22 et 30°C

 

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